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 Marivaux

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Ly
Lecteur à ses heures perdues
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MessageSujet: Marivaux   Mar 7 Aoû - 21:08

Marivaux ,



Né à Paris le 4 février 1688 - Mort à Paris le 12 février 1763.

C'est à Riom (Puy-de-Dôme), où son père est directeur de la Monnaie, que Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux étudie au Collège de l'Oratoire. Il est inscrit dès 1710 à la Facculté de Droit de Paris, mais semble prendre plus d'intérêt à la littérature qu'au droit.
Une première comédie jouée dans un cercle d'amateur et publié en 1712, le Père Prudent et Equitable ou Crispin l'Heureux Fourbe, des romans du genre picaresque ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_picaresque ), dont la Voiture embourbé en 1714, déjà révélateur du style et des qualités psychologiques du jeune écrivain, où l'ironie dispute au réalisme sentimentale, enfin une prise de position résolument favorable aux "Modernes" dans la querelle qui oppose aux "Anciens" troute une nouvelle génération d'auteurs (l'Iliade travestie, puis le Télémaque travestie), des contributions journalistiques au Nouveau Mercure, font à Marivaux une position reconnue dans les milieux littéraires à Paris. En 1720, ruiné par la banqueroute de Law, qui a englouti la fortune de sa jeune femme, Marivaux, qui cherche encore sa voie, donne aux Comédiens italiens, Arlequin poli par l'amour, et aux Comédiens-Français une tragédie, Annibal. La première réussit, l'autre échoue.
Après avoir décroché enfin sa licence de droit, Marivaux fonde un journal sur le modèle du Spectator anglais, Le Spectator français (qui paraît de 1721 à 1734), et devenu l'intime des Comédiens italiens où brillent Silvia, Flaminia, Lélio et Thomassin, il leur écrit sur mesure, entre 1722 et 1740, dans le langage de 'la conversation", des comédies d'un ton nouveau, dont la dramaturgie se fonde sur les "mouvements" de la sensibilité : la Surprise de l'amour, la Double Inconstance, le Prince travesti et la fausse Suivante, l'Ile des esclaves et l'Héritier de village, le Triomphe de l'amour et l'école des Mères, l'Heureux Stratagème, la Mère confidente, les Fausses confidences, la Joie imprévue, les Sincères et l'Epreuve. Le jeu vif et allègre des Comédiens italiens lui plaît infiniment, mieux que le jeu lent et apprêté des Comédiens-Français, à qui pourtant - car la reconnaissance officielle passe par là - il confie neuf comédies dont trois seulement remportent un véritable succès : la Seconde Surprise de l'amour en 1727, le Legs en 1736 et le Préjugé vaincu en 1746. En revanche, le Dénouement imprévu donné en 1724, l'Ile de la Raison en 1727, la Réunion des amours en 1731, les Serments indiscrets en 1732, le Petit Maitre corrigé en 1734 et la Dispute en 1744, sont autant d'échecs. Et, tandis qu'il continu son oeuvre de journaliste, il s'attèle à deux romans, la Vie de Marianne, qu'il met dix ans à publier entre 1731 et 1741, et le Paysan parvenu en 1734-1735, qui reflètent assez la philosophie de l'auteur, son goût de l'analyse psychologique et son attitude moraliste face à une société de classe qu'il conteste.

Elu à l'académie française en 1741, il se consacre dès lors à une forme plus philosophique de la littérature, privilégiant l'essai ( Réflexions en forme de lettre sur l'esprit humain, Réflexions sur l'esprit humain à l'occasion de Corneille et de Racine, Réflexions sur les Hommes, etc . . . ) ou le dialogue avec, l'Education d'un prince. Ses dernières comédies, bien que publiées, ne sont pas jouées.

Longtemps cpnsidéré comme un écrivain mineur, limité à ce qu'on a appelé d'ailleurs, de manière plutôt péjorative, le "marivaudage" ; cette aimable conversation de salon, brodant sur les incertitude su coeur, Marivaus a pris sa revanche sur la scène du XX°siècle, depuis que l'on a appris à déceler, sous les broderies d'une langue aussi pure qu'élégante, les abîmes de la souffrance amoureuse et les blessures infligées par les règles d'une société policée.
Paradoxalement, c'est au moment où les Comédiens-Français subissaient le contrecoup d'une époque sanguinaire et violente, à l'époque révolutionnaire (1793), qu'ils ont mis à leur répertoire deux chefs-d'oeuvre de marivaux: les Fausses confidences et l'Epreuve, suivis de très près par le Jeu de l'amour et du Hasard.
Depuis 1934, année de l'entrée au répertoire de la Double Inconstance, jusqu'à la Fausse Suivante, en 1991 douze comédies on porté vingt-neuf le nombre des pièces de Marivaux interprétées par les Comédiens-Français, le classant parmis les cinq auteurs les plus joués . . .


study Source :

http://www.comedie-francaise.fr/biographies/marivaux.htm
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